" J'ai presque peur en vérité " , texte XV de La Bonne Chanson, Verlaine.

" J'ai presque peur en vérité " , texte XV de La Bonne Chanson, Verlaine.
J'ai presque peur,. en vérité,
Tant je sens ma vie, enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce c½ur tout à vous,
Mon c½ur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;
Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,
Et qu'il vous suffirait d'un geste,
D'une parole ou d'un clin d'½il,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dut-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours
Que je vous aime, que je t'aime !
# Posté le jeudi 11 juin 2009 15:51

"... nous avons une grande force, ... c'est de ne pas savoir exactement ce que nous voulons. De l'incertitude profonde des desseins naît une étonnante liberté de manoeuvre."
Beckett ou l'Honneur de Dieu, Anouilh

Les choses sont assez mal faites, finalement. Tu aimes mais elle ne t'aime pas, tu ne m'aimes pas puisque c'est elle que tu aimes. Et pourtant, tout le monde fait plus ou moins semblant de ne pas, parfois ça prend, d'autresfois, c'est plus flagrant. Alors la gêne s'installe car l'autre aurait pu contenir ses impulsions, même si elles étaient parties d'une bonne intention. Alors on se tait et on fait semblant de ne plus et là, un lien peut se tisser, ténu, ténu, reste juste à ne pas le briser en étant ambigus car l'ambiguité tue tout rapprochement amical. Ce temps d'une journée, avoir pu quelques instants partager au lieu de subir les regards fuyants, les faux semblants et pleurer encore, car c'est un de nos plus tristes records. Si tu savais comme je t'aime.... tu partirais quand même.
# Posté le dimanche 03 mai 2009 13:00
Modifié le samedi 23 mai 2009 04:12

Je suis de plus en plus misanthrope. Sauf pour toi, toi et toi.

Je suis de plus en plus misanthrope. Sauf pour toi, toi et toi.

La nuit. La nuit, nous vivons, nous marchons. C'est la nuit où tout se passe. Les ruelles, les impasses, les chemins de fer deviennent sordides, deviennent ... sirènes. Appel du risque et délices des conversations. Puisque l'on se sait si bien. La pluie, qu'importe. Peut-être un abri, tant pis pour le glauque. Les ombres deviennent errantes, les lampadaires, psychopathes.

Je veux oublier. Oublier tes atouts, oublier tes attraits, abandonner mon lyrisme, l'attacher à un arbre et ne plus en parler, plus de tremblements et de fièvre pour un départ annoncé, je veux que mon orgueil reprenne le relais, je veux apprendre à renoncer. (Cioran: Avoir voulu renoncer à tout prix et n'être toujours qu'un candidat au renoncement !)
Quand on est polies, on ne dit pas je veux mais je voudrai.


Jusqu'à quand mes joues deviendront écarlates ? C'est tellement égoïste. A Auschwitz elles se piquaient le doigt pour quelques notes rouge rubis, pour donner cette illusion que nous nous plaignons de ne savoir masquer.
# Posté le vendredi 23 janvier 2009 05:34
Modifié le mardi 10 mars 2009 21:21

Haut les coeurs !

Il va falloir attendre encore un peu, mais il semblerait bien que la pause soit terminée.

"tOp délire méga groOve quOi XD" à 18:45 j'ai l'âme rebelle.
Allez, ça viendra. En attendant, ne jouons pas trop aux blasés, quoique, quand on lit tant d'âneries ...


Ah, le passage intéressant est à 02:04 et suivantes .


Encore du Sarah Kane, ma foi tu ne te renouvelles pas ma petite. Petite, moi? J'aimerai l'être moins, atteindre juste la troisième étagère de la bibliothèque, comme toi. Ne pas être plus grande, même si c'est un motif futile, je suis sûre que ça aurait pu compter. Aujourd'hui il me coûte d'avoir à accepter le succès que tu auras, ta réussite et ton départ. Il me coûte de faire semblant, il faut toujours se taire quand on a honte de soi, moi muette, je ne vois que cette solution, je perd les sens et deviens de plus en plus instable, mais ne t'en fais pas, si tu veux, cesse même ta gentillesse et oublie tout. Revenons-en à Sarah, c'est nettement plus intéressant que ma petite vie qui ne se conjugue qu'au subjonctif, et imparfait de surcroît dans quelques temps. En VO, svp, c'est pas donné à tout le monde, autrement dit, for the happy few, pour changer. Ouais, je suis élitiste, et alors ? C'est ainsi, ce soir le brave JJG national s'impose, même s'il paraît dérisoire, presque kitsch, il a sa place.

" and sit on the steps smoking till your neighbour comes home and sit on the steps smoking till you come home and worry when you're late and be amazed when you're early and give you sunflowers and go to your party and dance till I'm black and be sorry when I'm wrong and happy when you forgive me and look at your photos and wish I'd known you forever and hear your voice in my ear and feel your skin on my skin and get scared when you're angry and your eye has gone red and the other eye blue and your hair to the left and your face oriental and tell you you're gorgeous and hug you when you're anxious and hold you when you hurt and want you when I smell you and offend you when I touch you and whimper when I'm next to you and whimper when I'm not and dribble on your breast and smother you in the night and get cold when you take the blanket and hot when you don't and melt when you smile and dissolve when you laugh and not understand why you think I'm rejecting you when I'm not rejecting you and wonder how you could think I'd ever reject you and wonder who you are but accept you anyway and tell you about the tree angel enchanted forest boy who flew across the ocean because he loved you and write poems for you and wonder why you don't believe me and have a feeling so deep I can't find words for it and want to buy you a kitten I'd get jealous of because it would get more attention than me and keep you in bed when you have to go and cry like a baby when you finally do and get rid of the roaches and buy you presents you don't want and take them away again and ask you to marry me and you say no again but keep on asking because though you think I don't mean it I do always have from the first time I asked you and wander the city thinking it's empty without you and want what you want and think I'm losing myself but know I'm safe with you and tell you the worst of me and try to give you the best of me because you don't deserve any less and answer your questions when I'd rather not and tell you the truth when I really don't want to and try to be honest because I know you prefer it and think it's all over but hang on in for just ten more minutes before you throw me out of your life and forget who I am and try to get closer to you because it's a beautiful learning to know you and well worth the effort and speak German to you badly and Hebrew to you worse and make love with you at three in the morning and somehow somehow somehow communicate some of the overwhelming undying overpowering unconditional all-encompassing heart-enriching mind-expanding on-going never-ending love I have for you."

Sarah Kane, Crave
# Posté le mardi 20 janvier 2009 12:45
Modifié le jeudi 11 juin 2009 16:02

Tu m'abîmes, C'est comme ça, C'est plus fort que toi . La passion ça nous brûlera, ça nous brûle déjà. (Zazie et Fabien Cahen, chanson transmise par Mathilde)

Tu m'abîmes, C'est comme ça, C'est plus fort que toi . La passion ça nous brûlera, ça nous brûle déjà. (Zazie et Fabien Cahen, chanson transmise par Mathilde)
On est capables d'un nombre incalculable d'erreurs et on est prêts à vérifier les limites du chiffre, juste pour tenter, on est des fous sans foi ni loi, biensûûûr. Tu parles, on est lâches, on se fait avoir et on recommence à croire parce que ça nous paraît pire que la déception.



Il faut voir comme on est enthousiastes d'avoir trouvé qui nous comprend et comme on devient paranoïaques de soudain perdre ce lien encore un peu fragile parce qu'on ne sait trouver les mots et qu'on se sent inutiles à ne savoir que dire face à leur détresse.












Parlons crûment, puisqu'après tout, c'est encore ainsi que nous sommes proches de la réalité. Rachel, tu vois bien que les déclarations ampoulées n'ont plus leur place ici désormais, tu as bien conscience que tu es dépassée et que tes héros de papier ne seront pas toujours là pour te protéger, arrête de te réfugier dans les mots car si c'est la meilleure chose que tu sais faire, ta vie doit être bien fade, ose affronter le réel plutôt que te soumettre à toutes ces bassesses de craintive. Tu te plains d'une situation qui n'existe pas!


Photo : extrait de 4:48 Psychose, Sarah Kane
# Posté le lundi 10 novembre 2008 18:28
Modifié le jeudi 27 novembre 2008 16:20

La Belle personne - Bande-annonce 1 (Français)

L'idée du film est venue d'une déclaration de Nicolas Sarkozy à propos de La Princesse de Clèves au programme d'un concours d'administration... La Princesse de Clèves est, dans l'esprit de Nicolas Sarkozy, une espèce de symbole d'½uvre poussiéreuse et désuète vraiment inadaptée à l'éducation et moi, j'ai toujours pensé l'inverse. J'ai toujours pensé que l'adolescence était une période bénie pour être confronté à des chocs artistiques. J'ai passé mon adolescence dans un petit collège au fin fond de la Bretagne et je me souviens qu'on nous a amenés à Saint-Brieuc voir une représentation de « La Dispute » de Marivaux et au Musée des Beaux-arts de Rennes. J'ai l'impression que c'est la force d'une éducation démocratique... mais cela faisait déjà longtemps que je travaillais sur l'idée de La Princesse de Clèves. J'ai voulu raconter une Princesse de Clèves dans un lycée aujourd'hui, en essayant de respecter le plus possible l'intrigue, ses rebondissements et ce qui anime les personnages.

Vous avez écrit votre adaptation (qui n'en est pas une, puisque c'est très librement inspiré) avec Gilles Taurand. Pouvez-vous nous parler de ce travail d'écriture ?
Le scénario n'est pas une adaptation littéraire, même si, comme on avait relu le roman juste avant d'écrire, on avait en mémoire toutes les clés. J'avais précisé à Gilles les scènes que je voulais absolument retrouver dans le film. Très vite, nous avons décidé de travailler sur la langue, les dialogues et surtout d'éviter le parler un peu d'jeuns, qui me semble toujours fabriqué au cinéma. C'est donc une langue un peu soutenue sans être littéraire, je pense.

Mais ce n'est pas n'importe quelle jeunesse. C'est une jeunesse que vous caractérisez de « jeunesse chic ».
Je ne sais pas si c'est une jeunesse chic. Je n'ai pas l'impression que ce sont des enfants de bourgeois. A Paris, je vois beaucoup de gens entre 15 et 18 ans qui ont une vraie élégance. Aujourd'hui, les adolescents, quelques soient les milieux sociaux, savent très bien qu'ils sont les canons de la beauté de notre société. Cela les entraîne dans une coquetterie et un narcissisme très différents des générations antérieures. J'avais envie de filmer cette élégance-là. On sait très bien que La Princesse de Clèves, c'était la Cour du roi, donc peut-être qu'il y a une correspondance, de manière inconsciente...

Vous dites de l'adolescence d'aujourd'hui qu'elle est à la fois grave et gracieuse.
En relisant la phrase « Jamais Cour n'a connu tant de belles personnes », j'entendais vraiment « cour de lycée », et j'ai l'impression que « jamais lycée n'a connu tant de belles personnes » qu'aujourd'hui. Vous feuilletez n'importe quel magazine ou vous voyez n'importe quel défilé, garçons ou filles, les canons de la beauté ont moins de 18 ans. Ils ont intégré cette idée-là et cela leur donne aussi une gravité. En tant que cinéaste, j'ai toujours eu envie de faire un film sur les adolescents. L'adolescence est une période qui va bien au cinéma. Je voulais essayer de regarder les adolescents d'aujourd'hui avec ce que je ne comprends pas d'eux, leurs mystères. Les regarder dans leur beauté, pour moi, c'est aussi témoigner, un témoignage de l'ordre de l'impression et de l'ordre de la beauté, parce que cela correspond mieux au genre de cinéma que je fais.

Il y a beaucoup de gros plans, vous vous attardez sur beaucoup de petits moments. Vous prenez le temps de les regarder...
J'ai l'impression qu'à l'intérieur d'une classe, face au professeur, on est une somme d'individualités. Dans cette idée d'individus et de solitude, j'ai fait en sorte, dans les scènes de classe, de filmer l'intimité et la solitude de chacun. Je me rappelle des heures d'histoire-géo, de maths, où on est complètement ailleurs, dans nos histoires d'amour, nos angoisses sexuelles, en train d'écrire un poème à la con, ou un poème très joli d'ailleurs. Je voulais que les moments de classe soient des moments suspendus, presque comme des papillons soudain qu'on fixe. Et dès qu'on sort de la classe, être dans le mouvement, dans le groupe. Là, ce sont des plans beaucoup plus documentaires.

Le film cherche d'abord à perdre le spectateur, on ne sait pas vraiment sur qui on s'attarde, on nous présente tout le monde. Un peu comme dans La Princesse de Clèves.
Le début du roman, c'est du name-droping. Les trente premières pages, on est perdu, et le moment de cristallisation, c'est la rencontre entre Nemours et la Princesse de Clèves. De la même manière, je voulais que les dix premières minutes du film présentent plein de personnages. J'ai toujours filmé leurs déambulations entre le lycée et les appartements de leurs parents. Pour moi, c'était important de montrer cette vie lycéenne et à un moment de confronter Louis Garrel et Léa Seydoux dans cette scène de coup de foudre. Louis Garrel est prof d'italien et fait écouter aux élèves un extrait de Lucia de Lammermoor, chanté par la Callas. On sent que la classe n'existe plus, ils ne sont que tous les deux. Il y a de moins en moins de monde dans le film. On finit sur le couple, et même sur une seule personne, parce que le couple ne tient pas. La Princesse de Clèves est un livre sur la très haute solitude et sur le danger à être autre que seul.

Comment travaillez-vous avec vos comédiens ?
J'essaie de les amener à avoir le plus de liberté possible. Pas de spontanéité, mais un jeu romanesque. Je n'aime pas les jeux naturalistes, j'aime les jeux inventifs.

Ne condamnez pas, voyez, après, on en reparlera.

Même si ce n'est qu'une fiction, on est pas très fiers lorsque l'on se relève des sièges rouges de velours usé, avec des yeux qui ont presque la même couleur. Mais quand même, on préfère ces fins aux fins américaines.
# Posté le dimanche 19 octobre 2008 06:12
Modifié le mardi 20 janvier 2009 08:31

Il manque vos rires, je m'ennuie.

Il manque vos rires, je m'ennuie.
# Posté le dimanche 12 octobre 2008 10:10
Modifié le mardi 20 janvier 2009 08:32

"C'est votre jour de chance", ainsi la dinde enfermée bégaie aux poussins évadés, se sentant prochainement condamnée. (MAIS TAIS-TOI CERVEAU, POUR LA ENIEME FOIS, TAIS-TOI)

"C'est votre jour de chance", ainsi la dinde enfermée bégaie aux poussins évadés, se sentant prochainement condamnée. (MAIS TAIS-TOI CERVEAU, POUR LA ENIEME FOIS, TAIS-TOI)
Cet article était à la base destiné à vous souhaiter un joyeux anniversaire, Pauline et Laura (que ferai-je sans vous?). Ce que j'ai fait, mais les mois passent et il vous faudra attendre le temps d'une gestation humaine, disons avec risque de prématuré, pour avoir à nouveau le privilège du souhait le plus sincère écrit ici en toutes lettres Tahoma 10 . Je vous y narrais aussi brièvement ma vie et survie à Valenciennes mais mes a priori étaient un peu hâtifs, je le crains, donc les ai effacés aussi. Brûlons les archives! Encore une phrase que je ne pense absolument pas. Comme mes "partons, découvrons ailleurs, ne nous engluons pas ici" etc. Foutaises! Ce n'est valable que pour les personnes à qui l'on tient assez peu pour supporter sans torture le départ. Je ne sais plus de qui est la photo, mais dans le doute, ne t'abstiens pas.






ça devient du gros n'importe quoi ici, pas vrai ?
# Posté le dimanche 05 octobre 2008 15:41
Modifié le mardi 20 janvier 2009 08:53

On ne leur en veut pas mais quand même un peu, quand même un peu, quand même, quand même, quand même, quand même un peu, quand même ...

On ne leur en veut pas mais quand même un peu, quand même un peu, quand même, quand même, quand même, quand même un peu, quand même ...
La folie règne, j'écoute Laurent Voulzy (c'est d'la faute à Mélo), Une fille d'Avril, C'est drôle, ça n'a rien à voir avec l'image, nous ne sommes pas en avril, ça n'a rien à voir avec la situation actuelle (auquel cas ce serait plutôt C'est le raz-de-marée Les rats peuvent plus se marrer) mais bon, on ne contrôle pas nos pulsions musicales parfois condamnables, certes. Ah, pauvre de moi, tu l'as dit mon brave Laurent. Laurent, comme ce prof de français qu'on a méprisé jadis de notre puérilité imbécile.

Mes absences avaient un lien direct avec le climat qui se fait de moins en moins tempéré, ici, il faut croire. Les stroboscopes célestes et les parapluies retournés sont la nouvelle tendance, printemps/été, automne/hiver, n'ayez crainte, cette tendance est intemporelle! Je crierai bien à la malédiction mais à part réveiller les voisins d'une réclamation d'antiquaire (?!) cela ne servira à rien. A rien? Et sauver mes nerfs, dans tout ça ? Allez Rachel, tu regardes tout droit et tu écoutes ABBA. Même remarque que précédemment. Je dois conduire jeudi, quelle horreur. Pardon du manque de temps, j'écris en ce moment, mais pas ici. Oh, et puis si, allez, écrivons ici, retranscrivons les frasques de Reynolds et Parker. (réactions ? "Mais ... POURQUOI..?!" à l'instar de notre réaction face à cet énergumène qui se baladait en robe rose ornée de petits chevaux de manèges enchantés si vous voulez à la Braderie.)
N'hésitez pas à me laisser vos adresses (vous, c'est bien entendu ceux qui savent que je leur écrirai) par message privé (adresses postales, si si, ça existe encore les lettres) car je m'y perd un peu et je tiens bien plus aux lettres qu'aux bonjours virtuels, va savoir pourquoi.


Cela ne veut rien dire!, dit-il en haussant les ailes .


Ce serait un comble d'avoir une plume sèche en ces temps ... pluvieux . Remarque, en 68, il pleuvait des briques. Des pavés, des pavés, mais la rime moins évidente.
# Posté le vendredi 19 septembre 2008 19:42
Modifié le mardi 20 janvier 2009 08:59

Aisément, facilement ...

Aisément, facilement ...
Et bien ce sont des week ends comme on les aime, il faut évidemment courir décoiffée dans la rue, encore un peu de dentifrice à la comissure des lèvres, un morceau d'oreiller dépassant du sac fermé à la hâte et monter dans le bus, en n'oubliant pas de sourire. Mais non, ça ne suffira pas, il faut payer quand même. Néanmmoins le sourire n'est pas perdu, il faut toujours se muscler les zygomatiques lorsque l'on prévoit un week end entre amis. Toujours. Le temps de reprendre son souffle, de fermer ce sac - hamac, dirait Laura - et attendre 45 minutes pour acheter un aller simple pour Lille. Le retour, on avisera. C'est reparti, je lis Lolita de Nabokov, qu'Hélène m'a prêté et ne voit donc -hélas!- pas les vallées splendides et verdoyantes du cambrésis, haute région dynamique et ... hum, pas vrai tovi?
De là, un groupe conséquent composé de Littéraires drôlement baroques et souriants qu'il est bon de revoir. Lille est bien remplie, tout un peuple inonde la ville le temps d'un week-end. Une épidémie! Et la bière coule à flots, les moules s'entassent, on vous en promet pour 10euros -nous ne tenterons pas- et on sent bien là le climat hum ... jovial du Nord. Bref, déambuler est un fait, un jour il faut bien arriver, par hasard nous voici entendant la voix de Sherifa Luna, laissez-moi vous dire que le spectacle nous a fait chaud au coeur, nous, tellement ... sensibles à ses paroles, et à ses big up incessants... Puis Laurent Wolf aux platines (oui, en fait, Laurent Wolf en live, c'est exactement pareil qu'à la radio). Visite aussi des nouveaux habitats de Mélo, Jess, Pauline, si on concentre en une phrase, ça pourrait, par exemple, donner : Partie à la braderie en rose et noir avec Freud et la LiveBox Naturellement pulpeuse. Le métro lillois (et ses quelques déboires) et surtout, surtout, le concert : MARYLYN (une agréable découverte, rock français et ouhhhouhhh à l'appui, énergique première partie) - SHARLENE SPITERI, la chanteuse de Texas -une présence, une voix, un Should I stay or Should I go, Summer Son et compagnie qui ne pouvaient que nous combler!- AMY MAC DONALD elle aussi convaincante, une reprise de The Killers et une voix à la Cranberries avec l'accent Ecossais qui me faisait penser à Pam et JULIEN DORE, original mais malheureusement un peu incompris j'imagine (faut-il préciser qu'il est diplômé des Beaux-Arts ce garçon?) Pauline et son fou-rire chez Jessica. Merci à nos désormais Lilloises pour leur hospitalité! Il a refallu courir pour attraper le train.
Je pense à Mélanie, à Hélène, à Guillaume, à Charlotte.
Et aussi à cette triste nouvelle. A ses proches et sa famille. On a pas le droit de vivre trop heureux tout le temps. Alors quand le taux de bonheur a atteint son point culminant, on nous rebalance quelques épreuves.
# Posté le dimanche 07 septembre 2008 19:16
Modifié le mardi 20 janvier 2009 09:07